KEEMTAAN GI – VOUS AVEZ DIT RADICALE ?
Juste après nos glorieuses indépendances, on avait de grandes intellectuelles qui se réclamaient féministes. Elles luttaient pour des droits que l’on pensait jusque-là surannés. Hier, soixante bonnes dames ont signé un texte collectif pour l’application de cette connerie de parité instaurée de façon populiste par Père Wade. Parmi les signataires, certaines ont juste mentionné leur profession. D’autres, en revanche, ont fait valoir leur statut de féministes. Mais jusqu’à hier, on ignorait qu’il existait parmi elles des…radicales. On pourrait bien aimer les entendre se prononcer sur ce qui fait leur radicalité, histoire de prendre nos précautions. Histoire surtout de savoir ce qui les différencie des féministes tout court. Surtout nous qui pensions que cette race était en voie de disparition depuis que de prétendues féministes se sont retrouvées sur le tard dans des ménages polygames, massant les vieux os de leur « Aladji », tout en rivalisant d’ingéniosité dans ce qui fait le charme de la bonne sénégalaise. Les combattantes de l’autre siècle réclamaient de meilleures conditions de travail. Aujourd’hui, elles se disputent des postes avec des hommes et font même mieux que les mecs. Certaines de ces femmes les dirigent. Elles sont médecins, ingénieures, magistrats, avocates, gendarmes, militaires, pilotes etc. Sur le plan politique, elles sont à toutes les stations. Qu’est-ce qu’elles veulent de plus en s’appuyant sur cette foutaise de parité qu’elles devraient être les premières à jeter à la poubelle pour réclamer plutôt plus de femmes compétentes à mieux de les représenter à des postes électifs. Cette égalité qu’elles réclament, plutôt que de les anoblir, les chosifie. En attendant, on aimerait bien savoir ce qui résume la radicalité de certaines d’entre elles. Si c’est pour réclamer encore plus de droits, qu’elles les arrachent. Qu’elles fassent sauter, les ceintures, boutons ou ce bout de fil qui retient nos pantalons. De façon radicale !
KACCOOR BI

LE BÉTAIL MENACÉ PAR UNE HAUSSE VERTIGINEUSE DES PRIX DE L’ALIMENT
Le bétail est touché aussi par les conséquences de la crise ukrainienne. Les éleveurs et les particuliers qui élèvent des animaux domestiques dans leurs maisons peinent à trouver de l’aliment de bétail. Et au bout de tous les efforts, il leur faut casquer très fort pour se procurer l’aliment tant désiré. Figurez-vous que le sac de 50kg de maïs, qui coûtait entre 9 000 et 11 000 FCFA dans un passé récent, est désormais vendu à 18 000 FCFA, c’est-à-dire entre 400 et 600 FCFA le kilogramme. Pour le sac de foin, il faut débourser entre 5 500 et 6 000FCFA pour s’en procurer, de quoi amener les acteurs de la chaine à plaider pour une revue des coûts. Dans les foras, l’aliment de bétail devenu inaccessible a fini d’installer l’angoisse au sein du monde de l’élevage. La situation n’est pas la bienvenue surtout à quelques semaines de la Tabaski. Cela pourrait participer à renchérir le prix du mouton.

LA MANIF DU VENDREDI REFUSÉE, YAW LA REPROGRAMME POUR LE 08 JUIN
Au niveau de Yewwi Askan wi, on est décidé à organiser la manifestation pour dénoncer la gestion du processus des listes aux législatives. Alors que le préfet de Dakar a interdit la manifestation prévue ce vendredi à la Place de l’Obélisque, Déthié Fall et compagnie ont reprogrammé le rassemblement pour le mercredi 08 juin. « Nous avons reçu ce mercredi 01 juin 2022 la réponse du préfet de Dakar suite à la note d’information que la coalition lui avait adressée le lundi 30 mai 2022. Selon ses mots, une demande avait été introduite antérieurement par la Fédération démocratique des écologistes du Sénégal pour la tenue d’une foire le même jour et au même endroit. La coalition Yewwi Askan wi en prend acte et se réserve le droit de procéder dans les prochaines heures à la vérification de  cette  information  »  écrit le directoire de YAW. Qui ajoute qu’ « une autre correspondance sera adressée au préfet de Dakar, dès demain, pour un grand rassemblement populaire le mercredi 08 juin 2022 à la place de l’obélisque  de  15h  à  19h.  La  coalition  Yewwi  Askan  wi prend à témoin l’opinion nationale et Internationale de ces  petites  manœuvres  de  Macky  Sall  qui  ne  peut  en aucun cas nous empêcher de tenir cette manifestation. Aux militants et sympathisants qui se mobilisent présentement dans tout le pays nous leur demandons de rester en alerte pour les prochaines étapes qui leur seront très prochainement communiquées ». Tel est pris qui croyait prendre car, s’attendant sans doute à ce que YAW essaye de le défier en cas d’interdiction de sa manifestation, le préfet de Dakar avait entrepris de mobiliser la troupe pour casser de l’opposant. Ça Tombait bien car, à chaque fois, qu’une telle répression devait se faire, le président de la République était comme par hasard absent du territoire national. Ce devait être le cas ce vendredi. Oui mais, mercredi, date à laquelle YAW a reprogrammé sa manifestation, il sera bel et bien là. On attend donc avec impatience de savoir ce que va décider le préfet de Dakar !

 FAIRE DU SÉNÉGAL UN HUB MÉDICAL DE RÉFÉRENCE
En réunion de Conseil des ministres, hier, le chef de l’Etat, Macky Sall, s’est félicité de la mise en service du navire hôpital «Global Mercy» en présence du président de l’Union des Comores, AZALI Assoumani, et du président de la République de Guinée Bissau, Umaro Sissoco Embalo, ainsi que de plusieurs ministres de la santé du Continent. Il a ainsi exprimé sa gratitude à l’ONG Mercy Ships et à ses dirigeants et indiqué que l’inauguration, à Dakar, du plus grand navire hôpital civil du monde conforte notre stratégie pour faire du Sénégal un hub médical de référence internationale.

ASSURER LE BON DÉROULEMENT DES EXAMENS ET CONCOURS
Abordant la stabilité sociale et les performances du système éducatif, Macky Sall a rappelé que des efforts sans précédent ont été faits, en vue d’améliorer de façon exceptionnelle, les rémunérations et les conditions des personnels de l’éducation, dans une dynamique de consolidation d’une Ecole d’excellence, partout au Sénégal. Il a demandé, à cet égard, au Gouvernement, de veiller au renforcement durable d’un dialogue permanent avec les partenaires de la communauté éducative, et d’assurer la matérialisation consensuelle des accords conclus avec les syndicats d’enseignants.

CONTRÔLE DES INSTALLATIONS DE PARATONNERRES ET FRÉQUENCES DES PLAGES
Le président de la République a demandé, par ailleurs, au ministre de l’Intérieur de renforcer, durant cette période, le contrôle des installations de paratonnerres, ainsi que la sécurisation de la fréquentation des plages et autres lieux de loisirs. Il a rappelé, enfin, au ministre de l’Intérieur l’impératif de veiller au respect des règles de protection civile dans tous les établissements recevant du public. La gestion préventive du contexte d’hivernage : à ce sujet, le président de la République a demandé au Gouvernement de prendre les mesures urgentes appropriées afin d’accentuer la gestion préventive des inondations. Le Chef de l’Etat a invité également, le ministre de l’Intérieur et le ministre chargé de la Solidarité nationale, à mettre en place, en liaison avec le ministre de l’Eau et de l’Assainissement, des mécanismes pragmatiques de secours et d’assistance aux personnes sinistrées.

MESURES INDIVIDUELLES
M. Madiaw DIAW, Magistrat, est nommé Observateur national des Lieux de Privation de Liberté. M. Ousmane Diègue Diame FAYE, Economiste Planificateur, est nommé Directeur de l’Administration générale et de l’Equipement au Ministère des Pêches et de l’Economie maritime, en remplacement de Monsieur Abdoul Karim MARICO, admis à faire valoir ses droits à une pension de retraite. Mme Khar DIOP, Titulaire d’un master 2 en Finance internationale, Trading et Marchés des capitaux, est nommée Directeur de l’Encadrement et de la Transformation des Entreprises informelles au Ministère de l’Artisanat et de la Transformation du Secteur Informel. M. Mamadou Moustapha NDIAYE, Ingénieur en génie civil, est nommé Directeur des Constructions scolaires (DCS), au ministère de l’Education nationale, en remplacement de Monsieur Daouda NDIAYE, admis à faire valoir ses droits à une pension de retraite. M. Abdourahmane KEINDE, Professeur de l’Enseignement secondaire, spécialité anglais, est nommé Directeur du Centre de Perfectionnement en Langue anglaise (CPLA), au ministère de l’Education nationale, poste vacant.

AFFAIRE DES 11 BÉBÉS DE TIVAOUANE 2ÈME RETOUR DE PARQUET DE LA SAGE-FEMME ET L’AIDE INFIRMIÈRE
Déférées devant le procureur du tribunal de grande instance de la cité du rail depuis ce mardi, la sage-femme et l’aide-infirmière ont encore bénéficié, ce mercredi, d’un deuxième retour de parquet. C’est suite au drame qui s’est soldé par le rappel à Dieu de 11 bébés calcinés en salle de pédiatrie de l’hôpital Abdou Aziz Sy Dabakh de Tivaouane. Les camarades des deux auxiliaires médicales du Syndicat unique des travailleurs de la santé et de l’action sociale (Sutsas) ont décidé de paralyser le système pendant 72 heures, mis à part le service minimum, pour les soutenir.

AFFAIRE DU BEBE MORT DE KAOLACK L’ASSISTANTE INFIRMIÈRE CONDAMNÉE À 06 MOIS AVEC SURSIS
Le tribunal de grande instance de Kaolack a condamné hier l’assistance infirmière Seynabou Diène de l’hôpital régional El Hadji Ibrahima Niass à 6 mois de prison avec sursis. Le tribunal a décidé de suivre le parquet en maintenant le réquisitoire initial. Pour rappel, Seynabou Diène était poursuivie pour mise en danger de la vie d’autrui et usurpation de fonctions de médecin. Le plaignant avait introduit par la suite une lettre de désistement, après avoir déposé une plainte…L’affaire avait été mise en délibéré…

AFFECTÉ À DJEDDAH, NOTRE COLLABORATEUR FADEL LO FÊTÉ PAR LA RÉDACTION
La Rédaction du Témoin a fêté hier son collaborateur Fadel Lô affecté à la représentation diplomatique — plus précisément le consulat — du Sénégal en Arabie Saoudite à Djeddah. Un sympathique pot de famille a réuni autour du directeur de Publication, Mamadou Oumar Ndiaye, des doyens de la rédaction que sont Moussa Camara et Alassane Seck Guèye et du rédacteur en chef Abdou Karim Diarra, sans compter le grand reporter Pape Ndiaye, la rédaction mais aussi une partie du personnel administratif. Tour à tour le directeur de Publication, les doyens Moussa Camara et Alassane Seck Guèye ont magnifié l’engagement de l’homme pendant plus de 15 ans pour la rédaction du Témoin. Fadel Lô a été un collaborateur sérieux, disponible qui ne rechignait jamais à la tache et exécutait sans murmurer les multiples commandes de papiers culturels faites par le très rigoureux et espiègle Alassane Seck Guèye. Le directeur de Publication a dit que si les pages culturelles du Témoin weekend étaient une réalité, c’est grâce au travail abattu par Fadel Lo qui parvenait à dénicher toutes les grandes stars dans tous les registres de la vie culturelle du pays. Fadel a été d’un apport très précieux pour la page Culture du Témoin par une présence constante sur le terrain. Partout où il y avait un événement culturel, on pouvait apercevoir la silhouette de Fadel qui était un pilier de l’association nationale de la presse culturelle. S’adressant à Fadel Lo — qui a écrit un livre de référence sur Thione Seck qui était son ami et son confident —, Mamadou Oumar Ndiaye lui a dit que ce n’est pas un adieu, mais juste un au revoir. « Tu vas nous manquer mais, en même temps, nous nous réjouissons de ta promotion qui récompense ton sérieux et ton acharnement au travail. Nous te souhaitons donc toute la réussite du monde en terre saoudienne » ajoutera celui que la profession appelle familièrement MON. Quant à Alassane Seck Guèye, il a expliqué que Fadel, pour lui, ce n’était pas seulement le collaborateur, mais le frère et un ami très serviable et très respecté dans le monde de la culture. Très ému, Fadel Lo a dû chercher les mots pour dire tout le bien qu’il pense de la rédaction du Témoin. L’ami de feu Thione Seck a précisé que le Témoin, c’est sa famille. « Je ne pouvais pas quitter le Sénégal sans venir dire au revoir à la rédaction du Témoin » a insisté Fadel Lô qui est avant tout un fonctionnaire du ministère des Affaires étrangères passionné de culture. Un sympathique cocktail a clôturé le pot…d’au-revoir. Bon vent Fadel et prie pour les « Kaccoor » que nous sommes à La Mecque !

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