Le ministre de l’Economie, du Plan et de la Coopération, Amadou Hott, a souligné, mardi, à Dakar, l’importance des infrastructures dans le renforcement de l’intégration économique en Afrique.

 

’’Les infrastructures sont une condition sinequanone pour faire plus d’échanges. Au Sénégal, nous avons beaucoup investi dans l’aérien, les autoroutes, cela nous permet de faire des échanges’’, a déclaré M. Hott à l’ouverture du premier forum sur l’intégration économique organisé par son département.

 

Axé sur le thème « L’intégration économique à l’heure de la Zone libre-échange’’, ce forum a réuni le secrétaire exécutif de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAF), les commissaires de l’Union économique et monétaire Ouest africaine (UEMOA), de la CEDEAO, de la Commission économique pour l’Afrique, entre autres.

 

La rencontre vise à échanger sur les enjeux liés à l’intégration régionale notamment la mise en œuvre de la ZLECAF, le financement des infrastructures régionales en vue de permettre aux Etats africains de tirer le meilleur bénéfice d’une intégration régionale.

 

’’L’intégration régionale est extrêmement importante, que cela soit économique, financière, commerciale et même sociale avec la libre circulation des personnes. Nous voulons savoir comment faire pour que les pays s’y retrouvent et les populations aussi. Chaque pays africain doit s’industrialiser et monter des chaînes de valeur’’, a soutenu Amadou Hott.

 

’’Pour renforcer l’intégration économique et régionale en Afrique, il y a beaucoup de choses que chaque pays doit faire, au-delà de la ZLECAF. Chaque pays a son rôle à jouer au niveau, par exemple des infrastructures’’, a estimé le ministre.

 

Au-delà des infrastructures, Amadou Hott a indiqué qu’une fois les infrastructures acquises, ’’il faut avoir des entreprises compétitives, des PME et PMI qui s’insèrent dans les chaînes de valeurs’’.

 

’’Le Sénégal travaille d’arrache-pied pour l’industrialisation. Nous avons des agropoles pour pouvoir transformer notre production locale. Ce qui est important, c’est de produire plus, être compétitif et de consommer africain’’, a souligné le ministre.

 

Pour la Directrice régionale de la commission économique pour l’Afrique du Secrétariat général des Nations Unies, Ngoné Diop, ’’l’intégration est une manière de renforcer les économies’’.

 

’’C’est une stratégie pour renforcer la résilience pour répondre aux défis mondiaux’’, a-t-elle dit. Selon elle, ’’la ZLECAF pourrait changer la donne si elle est effectivement mise en œuvre. Elle doit fonctionner pour les Africains’’.

 

Dans ce sillage, la Vice-présidente de la Banque africaine de développement (BAD), qui intervenait en ligne, a noté que ’’la ZLECAF est un marché de 1,2 milliard de personnes’’ et que ’’cela nécessite un effort politique soutenu’’.

 

’’Il faut combler le déficit des infrastructures en Afrique pour réussir l’intégration africaine’’, a poursuivi Yacine Fall.

 

Ce forum a été l’occasion pour le Sénégal de présenter son rapport sur l’intégration régionale.

 

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